témoignage

La naissance à la maison, un choix intime

Publié le Mis à jour le

Coraline, Maman

Pourquoi ai-je accouché chez moi ?

Et vous pourquoi avez–vous accouché à l’hôpital ?

Voilà ce que j’ai envie de répondre, je n’ai pas d’argumentaire pour défendre l’accouchement à domicile. Personne n’avait accouché à domicile autour de moi, personne ne s’était même posé la question d’un choix possible d’ailleurs.

Moi, j’ai toujours ressenti ça au fond de moi, bien avant d’avoir l’envie ou le désir d’une grossesse, d’un enfant. Quand j’ai su que j’étais enceinte, c’est là que je me suis rendue compte que c’était bien plus compliqué et pas aussi naturel que ce que je ressentais.

Là, a débuté la recherche d’une sage–femme, pas simple : beaucoup d’appels, beaucoup de refus, beaucoup d’incompréhension « mais pourquoi donc accoucher chez vous? ça ne se fait plus. C’est interdit. C’est illégal. Allez vous inscrire à la maternité la plus proche de chez vous. »

D’accord, apparemment, il faut se battre, un accouchement à domicile ça se mérite, ça ne se dit pas trop… J’ai trouvé « ma » sage-femme et j’ai vécu cet accouchement, cette naissance chez moi, mais à quel prix ? Entendre tout au long de sa grossesse les peurs et les fausses idées sur cet accouchement « pas comme les autres », devoir justifier ce choix alors que je n’avais aucun argument à donner… Devais-je être coupable de donner naissance à ce bébé chez moi ?

Aujourd’hui, je sais, j’ai lu, j’ai appris, j’ai compris que ce n’est pas un choix que je dois cacher. Je suis sereine et sûre du bien-fondé de ce choix. Il n’est pas inconscient, je ne suis pas inconsciente ou folle ou que sais-je. L’accouchement à domicile n’est pas plus dangereux qu’un accouchement à l’hôpital.

Lire la suite »

Ce que mon cœur souhaite, ce que mon corps réclame

Publié le Mis à jour le

Témoignage de Vanessa, maman

Contrairement à beaucoup de mamans ici, je n’ai pas encore connu l’expérience de l’accouchement à domicile. Mais je peux vous expliquer, pourquoi, mon choix s’oriente vers un accouchement dans la douceur de ma maison.

Je ne suis ni une « hippie », ni une « originale » juste une femme parmi tant d’autres qui a vécu la déshumanisation en milieu hospitalier.

J’ai découvert des témoignages transcendants, et connus des femmes qui ont expérimenté l’accouchement à domicile. J’ai compris que c’était ce que mon cœur souhaitait, ce que mon corps réclamait.

Enceinte pour la première fois, j’ai vite été happée par ce tourbillon médical, sans rien pouvoir maîtriser. En deux en trois mouvements, voilà que notre corps ne nous appartient plus. J’étais désormais «la patiente X » la patiente sans jugeote, qui doit se contenter de plier l’échine devant le sacro-saint corps médical, sous peine d’être une inconsciente.

Mon accouchement s’est transformé en cauchemar. La certitude d’être un individu respecté et libre, n’était plus qu’une plaisanterie entre ces murs. Et pire encore…on m’a privée de mon statut de maman. Sans compter ma fille qu’on a considérée, comme une pâle imitation d’être humain, à peine arrivée dans ce monde.

Je vous laisse imaginer, l’humeur de la sage-femme qui vous reçoit, lorsque vous osez arriver en travail, un jour où il y a 17 accouchements. .. Ici cela été très simple : une sage-femme froide à faire givrer un iceberg, une solitude angoissante, dans une chambre austère, avec pour toute communication et signe de bienvenue, l’ordre de vous videz les intestins et une pose de perfusion à la vitesse du son. Je me suis retrouvée seule, avec un compagnon aussi désemparé que moi, et pour seule présence, le bruit du monitoring qui fait monter la tension dés le moindre changement.

Lire la suite »

Ça commence comme une histoire banale…

Publié le Mis à jour le

Témoignage de C., maman

Ça commence comme une histoire banale : une femme, un homme.

Puis ils deviennent couple. De cet amour, naît leur premier enfant, à l’hôpital parce que c’est là-bas que viennent au monde les enfants. Ils ne savent pas qu’il y a d’autres alternatives, ils n’y ont même pas pensé.

Arrive ce jour tant attendu, où cet enfant doit voir le jour. Elle était certaine d’une chose : elle ne voulait pas de péridurale. Elle en était certaine, mais c’était avant. Avant de se retrouver seule avec son mari dans cette salle froide, impersonnelle, parasitée par le son des machines, attachée à cette table dure et inconfortable, dérangée sans cesse par le passage des soignants, tous plus nombreux, tous plus antipathiques. Cette sensation de viol de son intimité quand, sous prétexte de vérifier l’avancement du travail, ils s’essayent tous au toucher vaginal.

Les heures passent…. Mais rien ne se passe. Parce que cette maman ne peut pas bouger de cette table froide, parce que le personnel a jugé utile, dès son arrivée, de poser une perfusion d’ocytocine, qu’ils accélèrent ou ralentissent en fonction de l’activité du service. Et rien ne se passe…. Et elle entend, trop vite, trop régulièrement que ça n’avance pas, que ça va être long, qu’elle risque de ne pas supporter les contractions, qu’elle sera fatiguée. Cette maman est infantilisée et dominée par ces soignants. Elle craque et demande la péridurale. Mais le travail est toujours très lent, elle n’a plus mal mais ne sent plus rien….Ce ne sera que 12 heures après la pose de cette péridurale, après un acharnement sur son périnée, une véritable boucherie de son intimité réalisée par un médecin de garde trop pressé, que cette maman, découvrira son bébé. Le lien ne s’est pas fait immédiatement, elle regarde cet enfant et elle lui en veut de ce qu’elle vient de vivre. Est-ce cela devenir mère ?

Cette maman, c’est moi. J’ai été maltraitée, humiliée et mutilée. Et c’est après des mois de réflexions et de recherches personnelles, que j’ai compris que ni mon fils, ni moi-même, n’étions responsables de cette naissance volée. Notre couple a alors décidé de devenir acteur et d’offrir à d’autres enfants, des naissances tout en douceur…

Depuis, deux magnifiques petites filles sont venues agrandir notre foyer. Toutes les deux sont nées dans la plus grande douceur, dans le plus grand respect. Respect de leur être, respect de leur bien être, respect de mon être et de mon bien être. Le papa a enfin réussi à trouver sa place de père pendant ces naissances. Nous avons enfin été respectés, entendus, accompagnés par des professionnelles hors du commun. Ce sont nos fées. Grâce à leur écoute, accompagnement, disponibilité quasi permanente, elles nous ont permis de vivre la plus belle chose qu’une femme, qu’un couple puisse vivre : donner la vie.

Offrir une naissance heureuse, respectée à son enfant est l’un des plus beaux cadeaux que l’on puisse donner. Pour cela, il faut avoir le choix, c’est une des libertés fondamentales de notre pays. C’est pour cette raison, pour cette sauvegarde de liberté que je soutiens nos sages femmes.

J’ai le profond espoir, qu’à leur tour, mes filles puissent offrir à leurs enfants une naissance tout en douceur. Quelque soit le lieu, je veux qu’elles puissent le choisir elles mêmes.

Je soutiens nos sages femmes. Elles ont assuré, alors assurez les !

Parce que je n’étais pas prête…

Publié le Mis à jour le

Témoignage de Marylène, maman de Nathaël (4 ans) et Mahé (5 mois 1/2) 

Image2

Pour mon premier enfant, je connaissais une amie ayant accouché à domicile, ce projet me correspondait bien, mais ma grossesse s’est avérée compliquée, et l’accouchement à domicile inenvisageable……

Mon accouchement en maternité fût des plus froids, brutal, difficile à digérer…..

Pour mon deuxième enfant, j’avais tout préparé, je me sentais prête, je ne voulais pas revivre la même chose….. Après avoir réussi à convaincre mon mari, je me suis lancée…..

Un bon contact avec ma sage femme, une préparation aussi bien matérielle que psychologique (avec une amie magnétiseuse et parapsychothérapeute) …. des amies au courant et prêtes à m’aider, m’accompagner, garder mon grand…..

photo maryleneUne blessingway avec des mamans ayant accouché chez elles dans le bonheur et la douceur…..

Mon projet était sur le point d’aboutir….. Lire la suite »

Il est arrivé avant la sage-femme…

Publié le Mis à jour le

Témoignages de Zhom et de sa Madeleine sur la naissance à la maison de leur deuxième enfant il y a deux ans

Zhom: Un ange est né

Voilà, ça faisait 9 mois qu’il squattait le ventre de sa maman, il est arrivé hier!

Comme prévu, il est sorti à la maison, dans la baignoire pour être précis.

À 20h00 on a couché la morveuse, elle s’est endormie comme une patate.

21h30, les premières contractions ont fait leur apparition, 22h00 la Madeleine prenait un bon bain chaud, 22h45 une contraction toutes les 2 minutes depuis 20 minutes, la douleur des contractions est grande, j’appelle la sage-femme. 23h00 la Madeleine a envie de pousser, elle stresse, la sage-femme n’est pas encore là. Je la rassure, je lui dit que je suis juste là et que tout va bien, elle pousse, le morveux montre sa bouille, je l’attrape il est 23h05. L’interphone sonne, la sage-femme est en bas. 2 minutes trop tard pour sortir le petit, juste à temps pour sortir le placenta.

Moi, pendant ce temps-là, je gazouille avec mon fils dans les bras. Il est beau comme un cœur, juste un peu de sang dans les cheveux. Placenta sorti, je rends le petit à sa maman qui le pose près de son sein qu’il attrape goulûment.
1h00, la sage-femme repart, contente de ne pas se coucher trop tard. Je rejoins ma femme et mon fils dans le lit, on s’endort tous les 3 de fatigue.
8h30, la morveuse se réveille, on lui présente son petit frère à qui elle fait une caresse et un bisou, elle a l’air satisfaite.

Mon fils est né sans stress, sans pression, sans qu’on lui tire sur la tête, avec son papa pour sage-femme, il a des beaux yeux bleus et les cheveux de son papa (et le nez aussi parait-il) et le prochain naîtra à la maison.

Aujourd’hui, c’est le 2ème jour du reste de ma vie. Lire la suite »