sages femmes

Participer à la campagne de crowdfunding du film Sages-Femmes tout en donnant un coup de pouce au CDAAD ?

Publié le Mis à jour le

Le CDAAD soutient l’opération de financement de Sages-Femmes, futur documentaire consacré à la naissance respectée !
Et si, à votre tour, vous souteniez le film ET notre association ?

 

affiche-film-sfActuellement en cours de tournage, l’équipe du documentaire « Sages-Femmes » a lancé un appel à financement participatif ouvert jusqu’au 20 décembre.
Ce crowdfunding permettra à Sandra Ducasse et Francisco Taranto Jr., les réalisateurs,, et leurs collaborateurs de nous proposer un film auto-produit de qualité en ayant les moyens d’aller recueillir des témoignages diversifiés, de lui donner toute la publicité nécessaire à son envol et de rémunérer le travail de chacun.

 

Il y a déjà eu plusieurs documentaires sur l’accouchement à domicile, la naissance respectée, les sages-femmes… Qu’est-ce qui a décidé le CDAAD à promouvoir un nouveau projet ?

Nous avons eu l’occasion de discuter avec Sandra de son projet de réalisation. Par son enthousiasme quand elle parle de la naissance, son ouverture d’esprit et son envie d’offrir au public un film véhiculant un message positif, elle a su nous séduire et nous convaincre de la suivre dans son aventure !

Au delà de l’aspect militant de l’association, nous croyons aussi que les témoignages contés en toute simplicité par les parents et les professionnels de la périnatalité pour parler de leurs choix constituent le meilleur plaidoyer positif en faveur de nos convictions. Ils en sont les meilleurs avocats !


En quoi ces films sont-ils utiles pour le CDAAD ?

Les séances de projection-débat sont un outil particulièrement précieux pour nos Relais Locaux. Ils nous permettent de créer un espace de parole où chacun peut poser ses questions et partager son propre témoignage.
Après ces rendez-vous, chaque participant peut devenir alors à son tour un chaînon de l’information qui permet de faire connaître du grand public l’accouchement respecté et ce qu’entendent les parents et professionnels de santé quand ils font ce choix.

Jusqu’à présent, chacun des films que nous avons diffusé nous ont permis d’aborder différemment cette fameuse question de la naissance respectée. Avec leurs propres choix directoriaux, techniques de réalisation, la diversité des personnes interviewées, ils portent chacun une vision, une approche de la naissance ; ils multiplient les sources de questionnement, ils mettent en lumière certains aspects qui ne se retrouvent pas dans les autres.
À chaque film, nous augmentons aussi les chances de toucher un nouveau public.

C’est avec plaisir donc que nous attendons que Sages Femmes nous dévoile à son tour de nouveaux terrains de discussion, pour aller bousculer les idées reçues, à la suite d’Entre leurs mains, Maïeuticiennes ou encore L’arbre et le nid.

Premières images de Sages-Femmes


Comment puis-je soutenir à la fois Sages-Femmes et le CDAAD ?

Le CDAAD, c’est une petite association avec de grands projets mais un petit budget ! C’est la première année que nous pouvons prévoir d’accompagner ce type de projet mais malgré notre enthousiasme, nous ne pourrons pas investir une grosse somme.

Pour surseoir à notre petite trésorerie, l’équipe de Sages-Femmes a accepté que nos adhérents et followers nous donnent un coup de main : « les petits ruisseaux font les grandes rivières » !

Vous avez donc la possibilité d’ajouter la somme de votre contribution à notre propre participation, la rendant ainsi plus conséquente. Cette somme cumulée permettra à l’association de bénéficier de contreparties qui seront un plus pour l’activité de nos Relais Locaux.

Selon, nous pourrons ainsi bénéficier :

  • de droits de diffusion : chaque droit gagné nous permettra de diffuser le film dans le cadre de l’une de nos séances de projection-débat dans l’un de nos Relais Locaux
  • de soirées avec l’équipe : la réalisatrice et d’autres membres de l’équipe de Sages Femmes seront présents afin d’animer avec nous la discussion suivant la diffusion
  • de l’apparition du logo du CDAAD au générique : ce qui nous permettra de faire connaître l’association auprès du grand public
contreparties-film-sfPar exemple, si le cumul de tous les dons libres que nos followers auront versé à Sages  Femmes + celui du CDAAD atteint la somme de 1500€,
nous pourrons organiser huit projections-débats au sein de notre réseau de Relais plus deux autres diffusions en présence de l’équipe.
Le logo du CDAAD apparaîtra également au générique.


Quel montant devra faire mon don ? Est-ce que j’obtiens aussi une contrepartie ?

Il n’y a pas de montant minimal (ni maximal!) pour votre participation, c’est vous qui décidez !

Pour vous remercier, Sages Femmes vous offre un visionnage du film en tant que co-producteur du film.


Alors que dois-je faire concrètement ?

1/ Vous participez au crowdfunding en faisant un don libre :
choisir la première contrepartie « Montant Libre » : http://www.touscoprod.com/fr/sagesfemmes-lefilm

2/ Cocher « je ne souhaite pas bénéficier d’autres récompenses »

3/ Vous envoyez ensuite un petit message au CDAAD sur national.cdaad@gmail.com
en indiquant le même nom que pour votre don + le montant versé

 

Ce mail nous est nécessaire pour pouvoir suivre notre “cagnotte”.
À la toute la fin du crowdfunding, nous ferons le total de tous vos dons cumulés et ajouterons la contribution du CDAAD en espérant franchir un beau palier !

Et c’est tout:)

Toute l’équipe du CDAAD vous remercie par avance de votre contribution !

—————

Pour découvrir le projet Sages-Femmes :

 

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Publicités

Les Femmes Sages : naissance du premier syndicat de sages-femmes pratiquant l’accouchement à la maison.

Publié le Mis à jour le

Depuis le 17 Septembre 2014, existe en France le Syndicat National des Sages-Femmes pour l’Accouchement À Domicile (SNSFAAD). Ce syndicat est le premier à défendre les intérêts des sages-femmes libérales pratiquant l’accouchement à la maison en France. Quelques questions posées aux instigatrices du projet :

Quel état des lieux font aujourd’hui les sages-femmes de l’accouchement à domicile ?
Après débat et analyse sur la situation des accouchements à domicile en France, ont été définis les constats suivants :
– la surreprésentation des sages-femmes pratiquant les accouchements à domicile mises en cause dans les juridictions ordinales,
– l’impossibilité d’obtenir une assurance professionnelle à un montant concurrentiel pour l’accouchement à domicile,
– la raréfaction des lieux possibles de transfert due à la fermeture des maternités de proximité entraînant l’allongement de la durée des transferts,
– la méconnaissance de la physiologie de l’accouchement et des études s’y rapportant,
– les critiques, préjugés et lieux communs envers les sages-femmes pratiquant l’accouchement à domicile et les femmes l’envisageant,
– le climat d’hostilité exprimé par les différents acteurs de santé (obstétricien, sage-femme, anesthésiste, personnel de laboratoire, pharmacien) et agents administratifs,
– l’indécence des revenus des sages-femmes pratiquant les accouchements à domicile en raison de la cotation insuffisante des actes relevant de leur compétence autonome,
– l’entrave aux conditions d’exercice  (difficulté d’accès au matériel médical et médicament comme le Syntocinon, lenteur des remboursements des actes),
– la banalisation de la violence obstétricale,
– le retard de la France par la non intégration des accouchements à domicile dans le système de soins,
– l’isolement des sages-femmes.

Cette situation impacte négativement la pratique des sages-femmes en AAD les amenant à restreindre le champ de la physiologie au détriment du droit privé des femmes. L’autre effet pervers est celui de la mise en insécurité des sages-femmes et des femmes ;
La démographie des sages-femmes pratiquant les accouchements à domicile en France n’a jamais fait l’objet d’une étude exhaustive. Les recoupements des informations données par le Conseil National de l’Ordre des Sages-Femmes et les associations de sages-femmes et d’usagers ne nous permettent d’en faire qu’une estimation très approximative entre 50 et 100 sages-femmes.

La démographie est très fluctuante : en l’absence de données fiables et précises, personne ne peut répondre sur les modalités de pratique des sages-femmes en accouchement à domicile.

Des témoignages recueillis de façon confidentielle montrent que les sages-femmes se font discrètes, discrétion dont on peut se demander si elle ne reflète pas la peur des opprimées. Le calme et le silence font partie des effets négatifs des oppressions : ils sont signes de survie. L’un des objectifs du syndicat sera de rétablir la confiance et la sécurité pour que ces professionnelles sentent qu’elles peuvent être visibles sans crainte.

Qui sont les créatrices du SNSFAAD?
Les fondatrices du syndicat sont Yamina Guendouze, Marie-Line Pérarnaud, Carine Lefebvre, Françoise Servant, Krista Guilliams.

Quel est le but de votre syndicat ?
Sécuriser et valoriser nos pratiques et pour cela :
– créer un réseau solidaire d’échanges d’expériences et de soutien pour les sages-femmes en accouchement à domicile,
– participer à l’obtention d’une assurance concurrentielle pour les accouchements à domicile,
– rendre visible la violence obstétricale,  ses mécanismes et ses acteurs,
– informer tous les partenaires et membres de réseaux de santé des résultats des études scientifiques internationales attestant des bons résultats des pratiques en accouchement à domicile,
– obtenir une juste revalorisation de la cotation des actes,
– devenir partenaire de la formation universitaire des sages-femmes en proposant des modules spécifiques à la physiologie et aux accouchements à domicile,
– soutenir l’argumentation en faveur du maintien des maternités de proximité,
– rendre aisé l’accès au matériel médical.

Quels sont les projets immédiats du syndicat ?
Nous envisageons comme actions :
– apporter un soutien juridique aux sages-femmes en procédure,
– créer un site internet pour diffuser les études scientifiques sur les thèmes de l’accouchement à domicile, la physiologie et la variabilité des pratiques,
– planifier les réunions du Conseil des Femmes Sages,
– organiser régulièrement un colloque sur l’accouchement à domicile,
– créer une centrale de fournitures dédiée à l’accouchement à domicile.

La protection juridique est notre priorité actuelle puisque toutes les membres fondatrices sont victimes de radiation.

Nous accueillons ainsi Laura Van Deth, sage-femme hollandaise, radiée puis réhabilitée dans son pays, le 19 décembre 2014 à Ger dans les Pyrénées Atlantiques. Elle viendra avec son avocat nous expliquer comment sa réhabilitation fait jurisprudence pour les sages-femmes en accouchement à domicile ainsi que pour les mères. Nous espérons réunir à cette occasion d’autres avocats français afin de créer comme aux USA un groupe de juristes dédiés à l’accouchement à domicile.

L’accouchement à domicile est un événement au-delà de l’intimité familiale, éminemment social et surtout féministe. Le domicile reste le lieu d’exercice privilégié du droit privé des femmes à accoucher comment, où et avec qui elles le désirent. Ce droit, défendu par une maman hongroise, Anna Ternovszky devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) en 2010 nous conforte dans la légitimité de notre pratique : persécuter les sages-femmes pratiquant les accouchements à domicile constitue une violation des droits des femmes enceintes, violation dénoncée par la CEDH.

Consolider notre syndicat est également prioritaire et la recherche de partenaires comme soutiens à nos actions nous occupe en ce moment.

Votre syndicat est il ouvert à tous ou uniquement aux sages-femmes ?
Les autres syndicats de sages-femmes, d’étudiantes, les associations de parents, de doulas, de professionnels paramédicaux, médicaux, les organisations de défense des droits de la reproduction et de la sexualité (CIDF, Planning Familial)  sont les bienvenus en tant que partenaires.

Montrer que les sages-femmes sont portées par des communautés d’usagers fait partie de nos objectifs. »

Interview réalisée par Julie Penancier


Aujourd’hui le CDAAD soutient bien évidemment le SNSFAAD, nous réfléchissons sur la façon dont nous pouvons porter les couleurs de l’accouchement à domicile ensemble.

Pour adhérer, imprimer le bon d’adhésion téléchargeable sur le site du syndicat: http://snsfaad.weebly.com
Pour contacter le SNSFAAD : soit directement depuis le site, soit à cette adresse : sagesfemmes.aad@gmail.com