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« La naissance de mon enfant à domicile m’a permis d’avoir un rôle plus important » (témoignage d’un père)

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Bonjour,

Étant un homme, je ne me suis jamais intéressé outre mesure à l’accouchement. Pour moi il ne s’agissait que d’une formalité entre la femme enceinte et le secteur médical. Ma compagne a exprimé son désir d’accoucher à domicile. Je me suis dit quoi, comment, pourquoi, ça existe encore de nos jours au XXI siècle ? En effet après plusieurs recherches de ma part, plusieurs reportages, témoignages de personnes ayant quant à elles accouché dans un service hospitalier et travaillant moi même dans un centre hospitalier, il m’est apparu normal que ma compagne accouche, si elle le désire et si il n’y a pas de problème d’ordre pathologique, à domicile pour plusieurs raisons. Je vais vous en citer quelques unes qui pour moi sont très importantes.

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« C’est une prise d’otage atroce qui m’est imposée »

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Madame la Présidente,

Je suis maman d’un petit garçon de quelques jours à peine, qui est né dans la chaleur de son foyer, et dans l’eau. Veuillez m’excuser si je ne donne aucun nom, je souhaite protéger ma sage-femme par cet anonymat.

J’ai fait le choix de l’accouchement à domicile il y a maintenant 6 ans, avant même d’avoir décidé d’être maman, ni même d’avoir rencontré le père. A l’époque, j’avais fait un ivg, et pour compenser le manque émotionnel suite à cette intervention, je me suis plongée dans des lectures sur la grossesse et l’accouchement. A force de fouiner un peu partout, j’ai appris l’existence de mères accouchant chez elles, je n’en avais jamais entendu parler. Au fur et à mesure des années, j’ai lu des témoignages, des études, des mémoires, me confortant dans l’idée que si une grossesse était physiologique, les mères et leurs bébés ont tout à gagner de naître chez eux.

Aujourd’hui, je suis révoltée que ce choix ne nous soit jamais proposé dans le parcours de soin classique. Dans mon cas, il m’a fallu du hasard, de la chance, et de la persévérance dans mes recherches, pour avoir ce choix.

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« L’anesthésiste a des paroles très violentes « vous seriez ma femme, je ne vous laisserais même pas le choix […] » « 

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Voici mon témoignage en faveur de l’accouchement à domicile.

Je suis maman de trois garçons.
Pour mon aîné, je ne m’étais jamais posé la question « où vais-je accoucher ? » J’ai suivi le mouvement autour de moi et accouché en clinique. Mes priorités d’alors étaient plutôt d’ordre matériel : une chambre seule, un cadre sympa, des avis positifs de la part des mamans que je connaissais.
Novembre 2001, lorsque les premiers signes sont apparus, nous nous sommes rendus tranquillement à la clinique, il était autour de 10h. La sage femme d’alors m’avait envoyée marcher car le travail n’était pas suffisamment avancé. Lorsque je suis revenue au bout de l’heure de marche qu’elle m’avait préconisé, elle m’a dit de rester dans la salle, elle me confiait qu’elle n’avait pas de mamans et qu’elle allait s’occuper de moi. Le travail n’avançait pas, elle revenait voir régulièrement et a fini par me dire qu’on allait faire avancer les choses en perçant la poche des eaux. C’est la première fois que je suis tombée dans les pommes. Suite à cela, elle m’a conseillé de demander la péridurale pour pouvoir brancher une perf d’ocyto puisque cela n’avançait pas plus vite. Dans l’intervalle j’ai même eu droit à un gentil « elle va nous le pondre » de la part de l’obstétricien passé faire connaissance ! Fin de journée, le col n’est toujours pas complètement dilaté et je me retrouve avec une nouvelle équipe. J’ai eu plusieurs malaises légers. La nouvelle sage-femme tente de nouvelles positions et fini par parler de césarienne. C’est finalement au forceps que mon premier est extirpé de mon ventre et moi je suis un peu vaseuse et pas très présente.
J’ai mis quatre mois avant de pouvoir m’asseoir correctement sur une chaise et les douleurs de l’épisiotomie m’ont suivies pendant des années. Mon fils a gardé jusque vers 4 ans une bosse longitudinale sur le front. Lire la suite »

« Ne pas être interrompue dans mon travail par des étrangers qui ne me considèrent que comme un corps et non comme une Maman prête à donner la vie »

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Madame, Monsieur

Nous sommes parents d’un garçon de trois ans, né à la clinique et je suis à présent enceinte de 6 mois.

Au cours de ma première grossesse, on ne peut plus normale et parfaite, j’ai été sidérée par le manque de douceur, d’écoute et de bienveillance de mon gynécologue. Tous mes questionnements étaient tournés au ridicule, la consultation de 15min se résumait à un toucher vaginal après 2heures d’attente et je me suis sentie très infantilisée. Mais lorsqu’il a ricané et s’est aussitôt fermé aux mots « projet de naissance », je me suis enfin décidée à changer de spécialiste.

J’avais à l’époque entendu parler de l’Accouchement à Domicile ou AAD mais mon conjoint était plein d’aprioris à ce sujet et de mon côté, l’accouchement se faisant « culturellement » en clinique, je n’avais pas de raisons me poussant à explorer un peu plus cette possibilité.

Nous souhaitions offrir à notre enfant une naissance à la clinique dans des conditions les plus naturelles et respectueuses. Je ne souhaitais ni péridurale, ni qu’on me rompe la poche des eaux, ni d’épisiotomie, tout cela bien sûr dans la mesure du possible.

Le travail a duré 23h… Lire la suite »

« Ce qui est ressorti de cette naissance restera la sérénité »

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Enceinte de mon premier enfant, j’étais convaincue de mes capacités d’accoucher naturellement et naïvement persuadée que je serais accompagnée en ce sens en accouchant en maternité.
La désillusion fut totale !
La sensation d’être un numéro au milieu d’une usine  à bébés m’a vite confrontée à une réalité à laquelle je ne m’attendais pas. Les choses se sont enchainées presque mécaniquement, sans explications, au milieu de « causeries » entre sages femmes. Elles étaient là, entraient, repartaient, riaient entre elles, faisaient des commentaires sur la femme d’à coté qui criait…
Puis on m’a imposé une péridurale que je ne souhaitais pas. «  On ne vous demande pas si vous la souhaitez ». Puis, que se soient les touchers pour vérifier l’avancée du travail, ou la pose de la sonde pour vider ma vessie, tout c’est fait sans que l’on me demande ou explique quoi que se soit. J’avais l’impression d’être là sans être vue.

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