Accoucher à la maison? Mais c’est super risqué!

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Voilà bien le gros souci, la raison pour laquelle les assureurs ne veulent pas couvrir les accouchements à domicile. Le CIANE a monté un dossier pour démontrer par A+B que les AAD ne sont pas des accouchements à risque et donc pourquoi les sage femmes ne devraient pas avoir à payer le même tarif que les obstétriciens qui eux font du « à risque ».

Le CIANE fait bien le point sur les risques liés au domicile. Je vous en fais un résumé car 16 pages je conçois que ça puisse rebuter.

Les AAD sont la suite d’un accompagnement global, c’est à dire que la même personne suit le couple de A à Z, un seul interlocuteur. Cela permet d’avoir une réelle connaissance de la parturiente, de sa vie, environnement, antécédents, qui permettent de dépister au plus vite les anomalies durant la grossesse. De plus le suivi échographique et autres examens restent les mêmes que dans un suivi « classique ».

Si une quelconque anomalie est décelée pendant la grossesse, la parturiente est orientée vers une maternité adaptée.
Si l’accouchement est prématuré, la parturiente est orientée vers la Maternité.

Pendant l’accouchement, la Sage-femme est formée à détecter la moindre anomalie et est apte à décider si la situation nécessite l’intervention ou non d’un médecin.

En cas d’anomalie à l’accouchement, plus la coordination Sage-femme/Hôpital est anticipée et optimale, plus le risque lié au transfert est moindre. d’où l’importance d’une bonne relation Sage-femme / Hôpitaux.

L’urgence vitale découle souvent de l’intervention médicale dans le processus physiologique (déclenchement, péridurale, rupture artificielle de la poche des eaux…). Les risques sont donc moindres dans un accouchement à domicile où ces actes n’ont pas cours.

Voici les cas d’urgence vitale énumérés dans le dossier Ciane:

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M. le Président

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Residential_Mailbox_USComme vous le savez sûrement, il est essentiel de mobiliser toutes les forces possibles et existantes pour faire avancer notre mouvement, il est indispensable d’explorer toutes les pistes et de tenter toutes les actions existantes pour servir au mieux nos intérêts.

C’est pourquoi nous vous proposons aujourd’hui de prendre quelques minutes de votre temps pour alerter notre président sur le problème d’assurance des sage-femmes et sur la disparition du choix quant au lieu de nos accouchements. En effet, M. Hollande se tient informé des sujets qui reviennent le plus dans les courriers qui lui sont adressés. Nous vous proposons donc de lui envoyer un mail dont le contenu est libre, pour l’interpeller chacun à notre manière, selon notre ressenti propre et/ou notre vécu, sur le thème de l’AAD. Le but étant de jouer sur le nombre de mail envoyés, afin qu’il soit alerté sur le sujet.

Nous faisons donc appel à toutes les bonnes volontés pour lui écrire un message personnel.

Voici le lien : http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/

Le message doit être relativement court car le nombre de caractères est limité.

Nous ne vous demandons aucun retour de vos contenus, uniquement de vous manifester en commentaire à ce billet si vous l’avez fait, que nous puissions estimer le nombre de mails envoyés.

De tes bras tu m’entoures…

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Témoignage de A., maman

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De tes bras tu m’entoures

Cette belle nuit où j’ai vu le jour,

De tout ton coeur, de toute ton âme

Toi, notre sage-femme




« Chère J.,

Je t’envoie le faire-part en guise de symbole de notre rencontre et de la naissance de mon petit garçon.

Faire-part… Cette naissance, tu en as fait part, entièrement part… Un grand merci a toi, sans qui ce projet n’aurait pu aboutir.

Accoucher chez moi…au début de ma grossesse cela n’était qu’une idée que j’effleurais de l’esprit. Puis, le hasard ou le destin ( ? ) m’a mise sur ton chemin, et cette idée est devenue un projet réel. Je me suis instantanément sentie bien avec toi, et une belle relation de confiance s’est instaurée au fil des mois, au fils de nos rendez-vous, que j’attendais avec impatiente, car cela me rapprochait de plus en plus de la rencontre avec mon bébé.

J-F t’a aussi fait confiance tout de suite. « c’est incroyable le calme qu’elle dégage « m’a t-il dit. C’est vrai, de toi émane la douceur, la sérénité, on ne peut que te faire confiance. Pour un projet comme celui d’accoucher en toute intimité c’est primordial.

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Témoignages

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Des femmes et des hommes, d’horizons différents, ont choisi de défendre l’accouchement à domicile en s’investissant dans le Mouvement.

Leurs raisons, leurs histoires, leurs vécus sont divers et variés. Avec leurs mots et leurs ressentis, ils ont aujourd’hui décidé de partager un passage de leur vie, d’exposer leur parcours, leurs joies, leurs déceptions, leurs attentes… qu’ils aient ou non vécu un accouchement à domicile.

Leurs témoignages seront régulièrement publiés sur le blog: bonne lecture!

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Dossier de presse – manifestations du 26/10/13

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Dossier de presse

«NOS SAGES FEMMES ASSURENT, ASSUREZ-LES !»

Mouvement pour le droit de choisir son accouchement

Dossier de Presse

• L’accouchement à domicile (AAD) programmé est officiellement légal en France. Aucun recensement officiel n’établit le nombre d’AAD. Ce dernier est estimé à 0,5 % de l’ensemble des naissances, soit 4 000 naissances par an. Entre 50 et 70 sages-femmes répondraient à cette demande dans leur pratique en France métropolitaine.

• Accoucher à domicile est accessible aux femmes enceintes qui en font le choix, à condition qu’elles soient à bas risque. Les sages-femmes qui répondent à cette demande le font dans le cadre d’un accompagnement global, c’est-à dire-le suivi d’une patiente tout au long de sa grossesse et jusqu’en suites de couches par la même sage-femme. Cette relation de confiance est l’un des gages de la sécurité de l’AAD.


1. La situation en 2013 : une illégalité de fait

• Depuis 2002, l’AAD choisi est illégal de fait. La loi Kouchner du 4 mars 2002 sur le droit du patient a instauré une obligation d’assurance en responsabilité civile pour les professionnels de santé. Les compagnies d’assurance se sont les unes après les autres désengagées pour les sages-femmes pratiquant l’AAD. En l’absence d’assurance, la loi permet aux sages-femmes de se retourner vers le Bureau central des tarifications (BCT). A ce jour, après recours auprès du BCT, les propositions les moins chères s’élèvent à 19 000 euros. Mais aucune sage-femme libérale n’a les moyens de s’en acquitter, leur revenu annuel étant estimé à 24 000 euros [1]. Les démarches de l’Association des sages-femmes libérales (ANSFL), de l’Union et de l’Organisation nationales des syndicats de sages-femmes (ONSSF et UNSSF) et du Conseil national de l’Ordre des sages-femmes n’ont rien donné à ce jour. Les tarifs prohibitifs des compagnies d’assurance sont basés sur une vision du risque propre à l’obstétrique. Or plusieurs organisations de sages-femmes et le Collectif inter-associatif autour de la naissance (CIANE) ont démontré que le risque de l’accouchement à domicile n’est pas comparable aux risques de l’accouchement en structure hospitalière [2]. Les AAD se sont poursuivis sur le terrain depuis 2002, dans une sorte de statu quo et de flou juridique, les sages-femmes informant leurs patientes de leur absence d’assurance et de ces conséquences.

• Depuis 2013, le ministère de la Santé a demandé au Conseil national de l’Ordre des sages-femmes (CNOSF) de faire respecter l’obligation d’assurance, comme le demandait la Cour des comptes dans son rapport de 2011. En juillet 2013, le CNOSF adressait dans sa revue trimestrielle un rappel aux sages-femmes, soulignant la peine encourue de 45 000 euros d’amendes et le risque pénal. En Août, le CNOSF a demandé aux conseils départementaux de l’Ordre des sages-femmes de faire un courrier aux sages-femmes libérales pour savoir qui pratique l’AAD et qui est assuré ou non, attestation d’assurance à l’appui.

La menace est réelle, alors que le droit européen estime que le droit à l’AAD relève de la vie privée, garanti par la Convention européenne des droits de l’homme.

Des femmes, couples et sages-femmes s’organisent de façon informelle pour réclamer :

« Nos sages-femmes assurent, assurez-les ! »

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