L’AAD : ILS EN PARLENT

Ils en parlent…vidéo de l’AFP

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En attendant les premiers retours sur nos rassemblements de Samedi 24 Mai, voici une vidéo à faire partager pour mieux comprendre la problématique des assurances des Sages-Femmes.

 

 

Bientôt un article sur les animations de Samedi!!!

Ces ailes que je souhaite transmettre

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Aurélie, maman de A. né en maternité et de T. né à la maison

Lorsque j’ai envisagé la naissance de mon fils aîné, je n’ai pas imaginé une seule seconde accoucher ailleurs qu’à la maternité. De nombreuses peurs me hantaient et, lorsque j’en parlais il y avait toujours une sorte d’arrière-pensée défaitiste : « si tout se déroule bien… si j’arrive à accoucher… ». L’expérience de la naissance de mon fils fut étrange et ambivalente. D’un côté, je me suis sentie dans une telle position de passivité et de soumission, clouée à mon lit, impuissante, incomprise, quémandant une aide qui n’arrivait pas. Puis arrivèrent les sages-femmes, les manipulations de mon corps meurtri et inactif, que je suppliais d’arrêter de me torturer, les remarques désobligeantes du gynécologue, l’humiliation et la colère provoquées en pleine poussée. Et, tout d’un coup, un hurlement de soulagement et une immense vague de bonheur et de fierté : c’est mon fils, il est là, j’y suis arrivée, moi, je l’ai mis au monde, MOI !!!!

Très vite après la naissance de mon fils, je commence à me passionner pour les récits d’accouchements. J’écume les forums, j’arrive très vite aux témoignages d’accouchements naturels : dans l’eau, accroupie, à genoux, sans péridurale… Je suis fascinée par la force de ces femmes, elles semblent tirer de la naissance de leurs enfants une telle force, elles ont l’air de s’être tellement appropriées ce moment. Je les envie. J’arrive très vite aux accouchements à la maison : je ne pensais même pas que cela était possible !!! Ne sont-elles pas complètement inconscientes ???!!! Mais leurs récits m’attirent… Je commence à comprendre que c’est ainsi que j’aimerais accoucher, je m’informe donc beaucoup, et ce sentiment se transforme peu à peu en évidence : accoucher dans mon foyer, un lieu chaleureux que je connais, dans mon intimité, avec une sage-femme qui m’aura suivie durant ma grossesse, me connaîtra, connaîtra mes besoins, mes désirs, mes peurs… Et une obsession commence à germer : offrir à un autre enfant la naissance que son grand frère n’a pas eu. Et c’est le souhait que mon compagnon et moi avons pu réaliser. Je tire de cette expérience une immense force, cet accouchement m’a transcendée. Peu à peu, une nouvelle conviction naît en moi : la Femme SAIT accoucher ! Je ne veux pas parler des femmes au sens général, vous, moi, ma voisine bidule ou la tante machin. Je parle de LA Femme, ce mammifère femelle qui détient en elle l’Instinct de l’accouchement car c’est ainsi qu’elle fera perdurer son espèce, pulsion vitale irrépressible, qui coule dans nos veines, dans nos codes génétiques, dans nos âmes, depuis la nuit des temps.

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A la maison, la barre n’est pas plus haute… elle est plus facile à franchir!

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Anne-Laure, Maman

La naissance de Rose le 10 janvier 2007, à la maison.

Début avril 2006 : je suis enceinte de mon troisième enfant. Commence alors une grossesse sans problème. Nous serons accompagnés d’une doula (C.) qui m’annonce un jour qu’elle a découvert une sage-femme qui pratique les accouchements à domicile (AAD) pas très loin de chez moi. Pas dans notre département mais pas si loin que ça. Je prends contact avec B. qui accepte de me suivre jusqu’à l’accouchement à la maison. Je suis heureuse.

L’été passe et début septembre un streptocoque B remet un peu en cause le projet d’AAD mais nous trouvons un arrangement (perfusion d’antibios au moment de la délivrance) et je me remets sur les rails. Je suis inscrite en maternité et j’y suis suivie depuis le 7ème mois. Mon terme théorique est au 10 janvier. Il s’approche doucement et le bébé continue ses galipettes : un jour tête en haut, l’autre tête en bas. De vraies douches écossaises puisque si le bébé se présente en siège, B. ne peut plus m’accepter en AAD. C. et T., mon conjoint, font tout ce qu’ils peuvent pour me redonner confiance en moi et en mon bébé. J’arrive petit à petit à lâcher prise, je me détends un peu.

Les fêtes passent. L’impatience me gagne. Le 9 janvier (soit 41 sa + 1 jour), j’appelle mon acupuncteur qui peut me prendre dans l’heure. Depuis la fin de matinée je me sens un peu différente, j’ai comme une grosse contraction qui ne me lâche pas mais qui ne ressemble pas non plus à un début de travail. Il est 15h30. Il me pique et je m’assoupis légèrement, à peine sortie de ma torpeur par quelques contractions qui reviennent environ tous les ¼ d’heure. En me disant au revoir, il me redit à quel point je vais vivre quelque chose d’extraordinaire, d’incomparable et me dit cette phrase : «et souvenez vous qu’à la maison la barre n’est pas plus haute… elle est plus facile à franchir ». Je garderai précieusement cette phrase dans un coin de ma tête.

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Plus qu’un accouchement à domicile, un accompagnement global à la Naissance…

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Mélodie, maman

Plus qu’un accouchement à domicile, un accompagnement Global à la Naissance…

mélodie 7Quand j’étais enceinte de mon premier bébé, j’ai rencontré virtuellement des nanas qui comptaient accoucher chez elles… Personnellement, je trouvais ça chouette et sympa de faire son bébé chez soi… mais comme je disais si bien à l’époque « moi je ne prendrais pas le risque »… Je me souviens même en avoir discuté avec le papa à l’époque qui m’avait rétorqué « oui et si il arrivait quelque chose moi j’en voudrais à ma femme » … Voila, c’était il y a 6 ans, j’étais enceinte de ma 1ère, je souhaitais un accouchement naturel sans péridurale mais en maternité (parce que comme on dit «on ne sait jamais »).

Que ce serait-il passé si le personnel soignant avait respecté mes souhaits ? Si cette 1ère naissance s’était déroulée aussi naturellement que ce que j’espérais ? Je ne sais pas comment j’aurais évolué sur mon parcours et mes naissances… Toujours est-il que, malgré une naissance douloureuse mais rapide, le personnel et les protocoles de la maternité m’ont volé la naissance de ma fille… Je ne reviendrai pas dessus, malgré tout, c’était une belle naissance, j’étais devenue Maman. Mais une chose était certaine : pour le 2ème, je ferais mon bébé sans aide (mais toujours en maternité !) … Pour mon deuxième, j’ai donc évolué, et changé de maternité, préparé un projet de naissance et eu un accouchement « de rêve ». Une jolie naissance, douloureuse et intense, mais naturelle. J’étais si fière de moi, de ma capacité à donner la Vie !

Et puis quand on a remis ça, pour la 3ème… Je souhaitais à la base une naissance en maternité une fois encore, mais je voulais ce qui m’a manqué pour les 2 premières naissances : un suivi personnalisé, une personne de confiance, une sage-femme qui me connaisse et qui soit présente le jour J. Coup de chance dans mon nouveau département, l’accompagnement global à la naissance existe… Qui plus est, la sage femme avec laquelle je rentre en contact est extraordinaire. Présente, à l’écoute, elle a le TEMPS ! Chaque rendez vous avec elle est source de bien être, de confiance, et d’échange. Je ne suis pas un numéro de dossier, je suis moi, avec mes antécédents, et mon passé de femme. Chaque nouveau RDV est attendu avec impatience. Je découvre l’accompagnement global à la naissance… Ce qui est génial, c’est qu’Elle sera là le jour J ! Elle sera là, elle m’aidera, elle connaît mes angoisses, mes peurs. D’ailleurs, ce climat de confiance installé petit à petit me fait avancer … Finalement, plutôt que d’aller à la maternité et rentrer quelques heures après à la maison, pourquoi ne pas rester à la maison ? Je connais ma Sage-Femme, je lui fais confiance, je sais qu’en cas de soucis, on ira à la maternité. Cette idée germe au fond de moi. Je lui en parle sans en parler à mon homme. Elle me sourit, elle n’est pas contre… Reste plus qu’à convaincre Monsieur… Je ne lui en parle pas plus que ça, j’attends qu’il rencontre notre Perle pour en parler… Il est conquis, il la trouve présente, sérieuse, et il accepte. Il est en confiance. Nous sommes mutuellement en confiance. Notre sage femme accepte donc ce futur AAD à condition que je n’ai pas de soucis particuliers, que je reste dans le cadre d’un accouchement « à bas risques ». Et si elle est prise en plateau technique, j’irai moi aussi en plateau technique.

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