Evènement le 18 mars à TRESSAN (34)

Publié le

L’association « Les mains Sages » vous invite à une journée autour de la naissance respectée intitulée :
Naissance et Humanité –

Quelle naissance aujourd’hui pour quelle société demain ? Hommage à Doris NADEL

 Le Samedi 18 MARS de 9h à 23h, salle de la distillerie de TRESSAN.

L’association « Les mains sages », préoccupée du bien-être des parents et des enfants, organise depuis des années le printemps et l’automne des familles.
Le thème de cette année sera  » Naissances et humanité » en hommage a Doris Nadel, sage femme engagée pour défendre
une qualité de naissance en toute humanité,
qui nous a quitté il y a un an.
Cette rencontre prendra la forme de tables rondes, de témoignages et une réflexion sur l’importance d’un vécu positif de la naissance dans la construction de l’humain.
Nous pourrions aussi partager d’autres projets, d’autres naissances..
Des professionnels œuvrant pour une naissance respectée viendront partager leurs regard sur la place que tient la naissance dans notre société.

Vous êtes tous invités, intervenants et participants, à cette rencontre que l’on espère fructueuse et joyeuse.

Si vous voulez partager votre témoignage, à partir de votre expériences de père et de père dans l’aventure de la naissance de vos enfants,
vous aurez l’occasion de le faire pendant le moment de partage en début de soirée.  

Journée gratuite, ouverte à tous.

4 évènements autour de la naissance sur Toulouse et ses alentours

Publié le

L’ADAD, (association de défense de l’accouchement à domicile), MÔM ( Mettre au monde) et le CIANE (Collectif interassociatif autour de la naissance)

VOUS PROPOSENT 4 ÉVÉNEMENTS AUTOUR DE LA NAISSANCE 
Cinéma Utopia Tournefeuille

Jeudi 23 février à 20h15  avant-première suivie d’une rencontre avec le réalisateur Martin Provost (achetez vos places à partir du 8 février).

Mardi 21 mars à 20h, avant-première suivie d’une rencontre animée par des sages femmes toulousaines, en collaboration avec les associations ADAD, MÔM, CIANE ainsi que des sages-femmes de la région toulousaine. (achetez vos places à partir du 8 mars).
 
Image en ligne SAGE FEMME   

Martin PROVOST – France 2017 1h57mn –
C’est un film ample et magique qui orchestre la rencontre à l’écran de deux fabuleuses actrices. Frot et Deneuve, les deux grandes Catherine, dont les carrières semblaient ne jamais vouloir se croiser. Leur duo dans Sage femme irradie d’une complicité contagieuse, à la fois subtile et intense. Émouvantes sans pathos, comiques sans surjouer, on se délecte de les voir glisser, telles des funambules virtuoses, sur un fil ténu qui oscille au dessus du grotesque ou du drame, sans jamais sombrer dans l’un ni dans l’autre. Quant à Olivier Gourmet, en camionneur solide, sorte d’ange gardien païen, humble et perspicace, il est tout simplement divin !
Avoir réuni tout ce petit monde à l’écran, savoir lui donner vie, n’est pas le moindre talent de Martin Provost (le réalisateur de Séraphine). L’intrigue est là, prenante. Elle brode en filigrane un pamphlet percutant pour une société plus juste où la finance ne prendrait pas le pas sur l’humain. C’est d’une beauté simple et saisissante comme tous ces petits riens de l’existence qu’on oublie trop souvent d’admirer et qui s’accumulent pêle-mêle devant nos sens engourdis.
 


Cinéma Utopia Tournefeuille    
Jeudi 2 mars à 20h30, projection unique suivie d’un débat avec Jacqueline Lavillonnière (sage-femme pratiquant des accouchements à domicile depuis quarante ans), de représentantes des associations ADAD, MÔM, CIANE ainsi que des sages-femmes de la région toulousaine.
(achetez vos places à partir du 11 février, tarif unique 4€).
 
Image en ligne LA NAISSANCE, UNE RÉVOLUTION        
 
Franck Cuvelier – documentaire France 2011 59mn –
La naissance en France a connu des révolutions comme dans nul autre pays au monde. Pour la première fois, le film nous raconte cette histoire en archives : de l’accouchement sans douleur de Fernand Lamaze à la naissance sans violence de Frederick Leboyer, des expérimentations des années 70 à la péridurale… 80 ans d’une histoire qui commence dans les années 30, lorsque l’État confie aux médecins, dans le cadre de l’hôpital, la mission de lutter contre la mortalité infantile. Une formidable avancée qui est aussi l’histoire d’une dépossession progressive pour les femmes d’une expérience intime.

En 2O17, la France est classée au 17e rang en Europe en matière de périnatalité. Sur 820 000 naissances, seules 1 à 2% ont lieu en dehors du milieu hospitalier, que ce soit par choix (accouchement assisté à domicile avec une sage-femme) ou par un concours de circonstances (accouchement inopiné, survenant parfois durant le transport). Alors que 90% des femmes ont une grossesse et un accouchement dits « non pathologiques », peu d’entre elles peuvent accoucher sans médicalisation. Vécu par de nombreuses femmes comme une suite de gestes invasifs, amenant à la dépossession d’un moment de vie unique, ces femmes veulent se réapproprier ce moment, cette puissance qu’elles découvrent au moment de l’accouchement. Elles ne veulent plus qu’on leur impose des positions, des mutilations, des instrumentations, des injections quand elles sont inutiles. L’accouchement n’est pas une maladie. Il est temps de pointer et questionner la domination exercée par la médecine sur le corps des femmes. Cette domination passe aussi par la place donnée aux sages-femmes Depuis 2001, les sages-femmes pratiquant les accouchements à domicile ont les plus grandes difficultés à accéder à une assurance responsabilité civile professionnelle couvrant l’ensemble de leur exercice. Malgré de nombreuses démarches, les tarifs proposés par le Bureau Central de Tarification (B.C.T.) restent totalement disproportionnés par rapport aux revenus des sages-femmes. Une procédure de recours contre le BCT a été engagée.

Alors, quel accompagnement ? Où accoucher ? Comment ? Ces questions concernent autant les femmes et leur liberté que les sages-femmes et leur liberté d’exercer.
 

Chapelle San Subra (à confirmer), Toulouse
Mardi 25 avril à 20h, conférence avec Isabelle Challut,  2 rue San Subra métro St Cyprien (Participation libre)
 
Image en ligne CONFÉRENCE
 
Isabelle Challut, infirmière spécialisée en obstétrique au Québec, est une spécialiste de l’accouchement physiologique depuis 15 ans. Elle co-fonde le Centre Pleine Lune afin de promouvoir la physiologie et développe des formations en accompagnement à la naissance. Auteure de « La maternité au féminin », sur la physiologie de la grossesse, et « Aller-retour vers l’au-delà », sur l’accompagnement de sa mère en fin de vie.
 
Accompagner la vie de la naissance à la mort
Pour notre arrivée au monde, et notre fin de vie, quel accompagnement pour l’être humain que nous sommes ?
« L’accompagnement de ma mère et son expérience de Mort imminente a transformé ma pratique au niveau de la naissance. Mieux comprendre ces passages, celui de la mort, si proche de celui de la naissance, et notre dimension plus vaste, peut transformer nos pratiques pour le mieux et revenir à une vision plus universelle de la naissance, sortir de la peur et de l’hypermédicalisation. »
ATELIER
Mercredi 26 avril 9h30/18h30 avec Isabelle Challut, lieu à préciser
Naissance instinctive
Faciliter la physiologie de l’accouchement et l’utilisation de moyens non pharmacologiques de soulagement de la douleur.
Ce stage s’adresse aux professionnels en périnatalité (prénatal/maternité) aux femmes et couples en attente d’un enfant.
Pour vous inscrire (attention nombre de places limitées) et pour tous renseignements complémentaires (lieu, prix…), merci de nous adresser un mail à  : adad.toulouse@gmail.com
Pour tous autres renseignements Agnès O6 34 48 35 95

DIFFUSION DU FILM « INTIME NAISSANCE » par Camille Morhange

Publié le Mis à jour le

Message de Camille Morhange, qui a réalisé le film documentaire « intime naissance » :

« Je vous annonce avec émotion la première diffusion de mon film « intime naissance » LUNDI 12 décembre à 23h30 sur France 3 PACA !! (visible ensuite en replay sur internet pendant un mois).

Petit résumé :
« Intime naissance » vous invite à rencontrer quatre couples qui ont choisi de mettre au monde leur enfant dans leur maison. Pour préparer cet éventement à la fois banal et si extraordinaire, ils vont préparer leur nid, s’entourer de personnes qu’ils aiment et de sages-femmes expérimentées et vraiment pleines de sagesse !

Paroles de femmes dans leur force, leur courage et leur détermination… leur déception parfois… et par dessus tout leur liberté !!

J’ai réalisé ce film avec amour pendant deux ans, grâce à la générosité des familles et de Fara et Laurence les SAGES-femmes, il a été produit avec conviction par Guillaume Blanc (AMDA Production)…

Voici un premier petit aperçu pour le plaisir !!
(la qualité de l’image est très compressée..)
Camille. »

MISE A JOUR : un nouvel extrait !

Participer à la campagne de crowdfunding du film Sages-Femmes tout en donnant un coup de pouce au CDAAD ?

Publié le Mis à jour le

Le CDAAD soutient l’opération de financement de Sages-Femmes, futur documentaire consacré à la naissance respectée !
Et si, à votre tour, vous souteniez le film ET notre association ?

 

affiche-film-sfActuellement en cours de tournage, l’équipe du documentaire « Sages-Femmes » a lancé un appel à financement participatif ouvert jusqu’au 20 décembre.
Ce crowdfunding permettra à Sandra Ducasse et Francisco Taranto Jr., les réalisateurs,, et leurs collaborateurs de nous proposer un film auto-produit de qualité en ayant les moyens d’aller recueillir des témoignages diversifiés, de lui donner toute la publicité nécessaire à son envol et de rémunérer le travail de chacun.

 

Il y a déjà eu plusieurs documentaires sur l’accouchement à domicile, la naissance respectée, les sages-femmes… Qu’est-ce qui a décidé le CDAAD à promouvoir un nouveau projet ?

Nous avons eu l’occasion de discuter avec Sandra de son projet de réalisation. Par son enthousiasme quand elle parle de la naissance, son ouverture d’esprit et son envie d’offrir au public un film véhiculant un message positif, elle a su nous séduire et nous convaincre de la suivre dans son aventure !

Au delà de l’aspect militant de l’association, nous croyons aussi que les témoignages contés en toute simplicité par les parents et les professionnels de la périnatalité pour parler de leurs choix constituent le meilleur plaidoyer positif en faveur de nos convictions. Ils en sont les meilleurs avocats !


En quoi ces films sont-ils utiles pour le CDAAD ?

Les séances de projection-débat sont un outil particulièrement précieux pour nos Relais Locaux. Ils nous permettent de créer un espace de parole où chacun peut poser ses questions et partager son propre témoignage.
Après ces rendez-vous, chaque participant peut devenir alors à son tour un chaînon de l’information qui permet de faire connaître du grand public l’accouchement respecté et ce qu’entendent les parents et professionnels de santé quand ils font ce choix.

Jusqu’à présent, chacun des films que nous avons diffusé nous ont permis d’aborder différemment cette fameuse question de la naissance respectée. Avec leurs propres choix directoriaux, techniques de réalisation, la diversité des personnes interviewées, ils portent chacun une vision, une approche de la naissance ; ils multiplient les sources de questionnement, ils mettent en lumière certains aspects qui ne se retrouvent pas dans les autres.
À chaque film, nous augmentons aussi les chances de toucher un nouveau public.

C’est avec plaisir donc que nous attendons que Sages Femmes nous dévoile à son tour de nouveaux terrains de discussion, pour aller bousculer les idées reçues, à la suite d’Entre leurs mains, Maïeuticiennes ou encore L’arbre et le nid.

Premières images de Sages-Femmes


Comment puis-je soutenir à la fois Sages-Femmes et le CDAAD ?

Le CDAAD, c’est une petite association avec de grands projets mais un petit budget ! C’est la première année que nous pouvons prévoir d’accompagner ce type de projet mais malgré notre enthousiasme, nous ne pourrons pas investir une grosse somme.

Pour surseoir à notre petite trésorerie, l’équipe de Sages-Femmes a accepté que nos adhérents et followers nous donnent un coup de main : « les petits ruisseaux font les grandes rivières » !

Vous avez donc la possibilité d’ajouter la somme de votre contribution à notre propre participation, la rendant ainsi plus conséquente. Cette somme cumulée permettra à l’association de bénéficier de contreparties qui seront un plus pour l’activité de nos Relais Locaux.

Selon, nous pourrons ainsi bénéficier :

  • de droits de diffusion : chaque droit gagné nous permettra de diffuser le film dans le cadre de l’une de nos séances de projection-débat dans l’un de nos Relais Locaux
  • de soirées avec l’équipe : la réalisatrice et d’autres membres de l’équipe de Sages Femmes seront présents afin d’animer avec nous la discussion suivant la diffusion
  • de l’apparition du logo du CDAAD au générique : ce qui nous permettra de faire connaître l’association auprès du grand public
contreparties-film-sfPar exemple, si le cumul de tous les dons libres que nos followers auront versé à Sages  Femmes + celui du CDAAD atteint la somme de 1500€,
nous pourrons organiser huit projections-débats au sein de notre réseau de Relais plus deux autres diffusions en présence de l’équipe.
Le logo du CDAAD apparaîtra également au générique.


Quel montant devra faire mon don ? Est-ce que j’obtiens aussi une contrepartie ?

Il n’y a pas de montant minimal (ni maximal!) pour votre participation, c’est vous qui décidez !

Pour vous remercier, Sages Femmes vous offre un visionnage du film en tant que co-producteur du film.


Alors que dois-je faire concrètement ?

1/ Vous participez au crowdfunding en faisant un don libre :
choisir la première contrepartie « Montant Libre » : http://www.touscoprod.com/fr/sagesfemmes-lefilm

2/ Cocher « je ne souhaite pas bénéficier d’autres récompenses »

3/ Vous envoyez ensuite un petit message au CDAAD sur national.cdaad@gmail.com
en indiquant le même nom que pour votre don + le montant versé

 

Ce mail nous est nécessaire pour pouvoir suivre notre “cagnotte”.
À la toute la fin du crowdfunding, nous ferons le total de tous vos dons cumulés et ajouterons la contribution du CDAAD en espérant franchir un beau palier !

Et c’est tout:)

Toute l’équipe du CDAAD vous remercie par avance de votre contribution !

—————

Pour découvrir le projet Sages-Femmes :

 

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Dernier arrêt de la CEDH : peu favorable à l’AAD…

Publié le Mis à jour le

cedh-2-mpiLe 15 novembre dernier, la Grande Chambre de la Cour Européenne des Droits de l’Homme a enfin rendu son jugement en renvoi dans l’affaire opposant la République Tchèque aux requérantes Mmes  Dubská et Krejzová.
Ces dernières considéraient que la République Tchèque, en n’autorisant pas les sages-femmes à accompagner les femmes dans leur désir d’accoucher à domicile, allait à l’encontre de l’article 8 de la Convention  de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Article 8 – Droit au respect de la vie privée et familiale
1 Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance.
2 Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une  société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.
Par douze voix contre cinq, les juges de la Grande Chambre ont estimé qu’il n’y avait pas eu violation de l’article 8 et rejettent donc définitivement la demande des requérantes, confirmant ainsi l’arrêt rendu par la Chambre de la Cinquième Section en décembre 2014.


Communiqué de presse


Arrêt complet (p.54, les opinions dissidentes des cinq juges s’étant prononcé en faveur des requérantes)

Jusqu’à présent, la CEDH a eu à statuer par deux fois sur des questions juridiques liées à l’accouchement à domicile. Dans son premier arrêt de décembre 2010 concernant l’affaire opposant la Hongrie à la requérante Mme Ternovsky, elle avait donné raison à cette dernière, estimant que le flou juridique hongrois entourant l’accouchement à domicile l’avait empêchée d’accoucher comme elle le souhaitait, en contradiction avec l’article 8 de la Convention sus-citée.
Au vu du jugement dans le cas tchèque, ce premier arrêt n’aura donc vraisemblablement pas force de jurisprudence.

On ne peut que s’étonner, et regretter, de la fracture qui s’opère entre la progression de la reconnaissance de l’accouchement à domicile par les systèmes de santé (recommandations britanniques du NICE de 2014, travail sur l’amélioration des conditions de pratique de l’AAD aux États-Unis, plans de santé québécois, …) et le positionnement juridique de la Cour Européenne qui opère ici un repli après son premier arrêt de 2010.

On ne peut aussi que souligner un paradoxe lourd dans la balance pour le respect de nos droits : alors que l’Union Européenne aujourd’hui vise à l’harmonisation de l’obligation d’assurance en Responsabilité Civile et Professionnelle des professionnels de santé au sein de tous ses États membres, sa propre instance juridique énonce que, puisqu’il n’existe pas de consensus international sur l’accouchement à domicile, une grande latitude est dès lors laissé à chaque État pour réglementer ses conditions d’existence… ou de non-existence…

Quand on connaît la place cruciale que prend l’obligation d’assurance en RCP dans la préservation de l’accès à l’accouchement à domicile, ce phénomène de « deux poids deux mesures »  peut faire grincer des dents en ce qui concerne la nécessité d’harmoniser les lois afin de faire respecter la Convention en ce qui concerne les libertés individuelles.

 

———–
Pour en savoir plus :
« Un État a t’il le droit d’interdire à une sage-femme de pratiquer l’accouchement à domicile ? » (Neuf mois)
« Oui, un État peut interdire aux sages-femmes d’aider aux accouchement à domicile » (20 minutes)
« Should home births be allowed ? » (Huffington Post UK)
« Accouchement à domicile : la Cour européenne des droits de l’homme donne une nouvelle fois raison à l’État tchèque » (Radio Praha)

Enregistrer

Enregistrer