« Après quoi la vie a repris son cours (presque) ordinaire »

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Madame,

Puisque l’accouchement à domicile est une question d’actualité, je me permets de vous apporter notre témoignage.

Nous sommes parents de deux filles de 9 et 11 ans, et d’un petit garçon de 1 an.

Tous les 3 sont nés à la maison. Nous avions fait ce choix malgré la présence à 40 minutes de notre domicile d’une petite maternité engagée depuis longtemps dans une démarche de respect du processus physiologique, du choix des parents, et soutenant activement l’allaitement maternel. Je n’avais jamais été hospitalisée et l’endroit ne me paraissant pas idéal pour accueillir un nouveau né. Ayant par ailleurs, c’est vrai, une certaine méfiance envers « le corps médical » (qui malheureusement depuis est allée en grandissant…) et connaissant quelques cas dans mon entourage de couples ayant choisi la naissance à la maison, j’ai fini par convaincre le papa et nous avons donc contacté celle qui aura suivi d’un bout à l’autre mes 3 grossesses: une femme vraiment formidable, qui, le moment venu, sait se faire à la fois présente et discrète, en qui nous avons une confiance absolue. Dans quelle structure hospitalière peut on espérer une telle relation avec un soignant?

Le petit dernier est arrivé à 2h du matin. Les futures grandes sœurs, curieuses, ont pu suivre l’événement à la distance qui leur convenait (c’est à dire: pas trop près, mais pas trop loin non plus!) et c’est tous ensemble que nous avons accueilli le bébé. Après quoi la vie a repris son cours (presque) ordinaire.

C’était parfait, et très différent de ce que peuvent proposer maternité et maison de naissance, quelque soit leur qualité. NOUS VOULONS JUSTE AVOIR LE CHOIX. Si ce choix est théoriquement possible. En pratique, ce n’est pas si simple : faible nombre de sages femmes pratiquant l’AAD, pressions diverses qu’elles subissent pour elles mais aussi pour les couples faisant ce choix. Si j’ai parfois ressenti une hostilité contenue de la part des professionnels de santé, je dois dire que cela s’est plutôt bien passé, mais je sais que ce n’est pas le cas de tous.

Nous comptons sur vous pour défendre activement notre liberté de choix.

« J’ai choisi d’accoucher à domicile à la fois pour la simplicité et le luxe que cela représente »

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Madame, Monsieur,

Je suis une maman de 3 enfants, le premier est né en maternité, les 2 suivants sont nés à la maison, avec ma sage-femme.

Je souhaite apporter mon témoignage pour soutenir l’accouchement à domicile afin que ce choix continue d’exister en France. Le contexte actuel semble très perturbé, et il ne me semble pas normal que l’offre de soins se réduise en France faute d’accord, par exemple sur le problème d’assurance des sages-femmes faisant des accouchements à domicile.

Comme vous le savez certainement, seuls les accouchements qui ne sont pas à risque peuvent avoir lieu à domicile, sachant que la sage-femme est compétente pour intervenir et détecter tout problème qui nécessiterait un transfert en maternité. Pour ma part, j’ai toujours été inscrite en parallèle en structure et toutes mes visites de préparation s’y sont déroulées correctement avec des échanges ouverts, que cela soit avec l’anesthésiste ou ma gynécologue – alors même que j’évoquais mon projet d’accouchement à domicile. Il ne s’agit pas donc d’un rejet d’un accouchement en structure – je n’ai d’ailleurs pas de « mauvaise » expérience – mais plutôt d’un choix éclairé. Lire la suite »

Ouverture du forum du CDAAD

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Nous sommes heureux de vous présenter notre nouvel espace communautaire :  http://www.forumcdaad.org/

Pour vous aider dans votre inscription et découvrir les fonctionnalités du forum (entre autres le module Facebook Connect et l’inscription à la newsletter), vous avez la FAQ à disposition : http://www.forumcdaad.org/faq
La première partie « Utiliser le forum du CDAAD » a été faite par nos soins (les secondes sont d’ordre plus généraliste quant à l’utilisation d’un forum).

Lorsque vous arrivez sur le forum, donc sans être connecté, vous avez accès aux parties publiques (Actualités). L’accès aux autres rubriques nécessite d’être inscrit.

Les deux rubriques principales sont :
- Débats sur la défense de l’AAD : qui prend la place du groupe FB d’origine pour communiquer sur la situation de l’AAD en France, l’aspect associatif militant donc.
- Discussions sur l’AAD et la naissance respectée : espace d’information et d’échanges sur ces thèmes (tout ce qui était considéré comme malheureusement hors-sujet ici pour des questions de lisibilité)

A venir très vite : les espaces dédiés à chaque relais !

Nous basculons donc les discussions à partir d’aujourd’hui sur le forum !
N’hésitez pas à partager le lien !

« On ne me volera plus un moment si unique, si intime. C’est une trop grande blessure dans la vie d’une femme. »

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Madame la Présidente,

Maman de deux enfants, mon expérience lors de ces 2 grossesses et accouchements est bien différente. La vie a fait qu’ils se sont déroulés avec 10 ans d’écart. Cela m’a permis de m’écouter, me renseigner et de tout mettre en œuvre pour que le dernier se déroule dans le respect. J’espère bien que pour le 3ème je puisse aller jusqu’au bout de mes souhaits.

Je suis une personne qui va très peu voir le docteur. Tant mieux pour moi, me direz-vous, mais ce n’est pas seulement la chance de ne pas tomber malade, j’y vais quand vraiment cela est nécessaire. Je n’allais pas changer de point de vue en étant enceinte. Pour les 2 grossesses, j’ai eu un suivi personnalisé. Avec mon médecin généraliste pour la 1ère et une SF libérale pour le 2ème. Le souhait d’accoucher à domicile était déjà présent pour ma 1ère grossesse, seulement à l’époque je pensais qu’il n’y avait pas besoin de suivi particulier. Je m’y suis prise trop tard…

Nous avons préparé l’arrivée de bébé 2 pour un AAD. Tout au long de ma grossesse, j’ai pu installer une relation de confiance avec la SF. Elle ne m’a pas forcé ou culpabilisé par rapport à des examens médicaux faits automatiquement alors qu’ils ne sont pas obligatoires et effectués alors que la pathologie n’a pas lieu d’être (j’avais également un suivi gynécologique, je ne savais pas qu’une SF peut le faire, mais j’ai bien vite arrêté car toucher vaginal à chaque fois, 15 mn accordé et en plus sans le moindre sourire). Elle m’a indiqué des lectures sur l’accouchement physiologique. Et la chose la plus importante qu’elle m’a enseigné pendant toute cette préparation, c’est de me faire confiance. J’ai eu besoin de lui parler franchement et je n’aurais pas pu le faire sans que la confiance soit installée. Mon ami (pour qui c’était le 1er) a été écouté et rassuré. Il avait peur de « tourner de l’œil », la SF nous a donc proposé qu’une personne nous assiste au cas où. Pour lui c’était important que j’ai quelqu’un de proche à mes côtés si lui ne pouvait rester jusqu’au bout. Lire la suite »

« On m’a soupçonnée de ne pas vouloir le bien de mes enfants »

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Madame la Présidente,

Par la présente, je souhaite aujourd’hui témoigner en tant que femme, et en tant que mère, ayant eu la chance de mettre au monde mes deux enfants à domicile, accompagnée d’une sage-femme libérale qui a également suivi mes grossesses, ainsi que les suites de ces deux accouchements.

Il ne s’agit pas ici d’opposer la naissance à domicile à la naissance en milieu médicalisé, pas plus qu’il n’est question de démontrer la supériorité de l’un ou de l’autre. Il s’agit simplement « d’offres » différentes, ne s’adressant pas nécessairement à la même patientèle, porteuses chacune d’avantages et d’inconvénients. Je ne m’attarderai pas dans ce courrier sur les prétendus risques bien souvent liés par méconnaissance ou par peur à l’accouchement à domicile : mon cas, que j’évoquerai ici, est parfaitement représentatif du traitement habituel d’une grossesse physiologique, suivie par une sage-femme qualifiée et expérimentée, comportant peu ou prou les mêmes examens au cours de la gestation que lors d’un suivi hospitalier, permettant donc de sélectionner les profils « à bas risques » comme étant éligibles à un accouchement à domicile.
De par votre fonction, vous n’êtes pas sans savoir que toutes les études sérieuses disponibles à ce sujet (notamment dans d’autres pays européens chez qui l’accouchement à domicile fait partie intégrante de l’offre de soins disponible) montrent que cette sélection rigoureuse des profils « à bas risques » permet d’obtenir des résultats périnatals aussi bons, voire meilleurs (si, au-delà des taux de mortalité, on prend en compte également les données concernant le nombre d’actes médicaux effectués et le nombre d’extractions instrumentales), que les résultats obtenus en milieu hospitalier. Lire la suite »

« Être « acteurs » et non « spectateurs » « 

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Madame, Monsieur,

Nous avons réalisé notre souhait d’accoucher à la maison en avril 2013. Notre motivation initiale était d’accoucher dans un environnement calme, familier, et si possible le moins médicalisé possible.

Finalement, c’est tout un chemin qui s’est dessiné dont nous n’attendions pas une si grande richesse. Nous voulons témoigner ici des principaux bénéfices de l’AAD pour nous, qui n’auraient pas été réalisables dans une structure médicalisée.

Le suivi de grossesse :

- La confiance en nous et en la relation couple/sage-femme grandit au fur et à mesure de l’accompagnement tout le long de la grossesse jusqu’à se sentir complètement à l’aise le Jour J.
– Nous n’avons jamais eu la sensation de se sentir comme un client, mais un patient. Nous avons toujours eu le temps et l’espace de poser nos questions, et étions écoutés / des discussions et une réflexion profonde sur les différents aspects de la maternité (grossesse + accouchement et après). Lire la suite »

« Je veux accoucher et non qu’on m’accouche … »

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Parents de 3 enfants de 5 ans, 3 ans et  1 an, nous attendons le 4ème pour la fin de l’année.

Nos deux premiers sont nés en structure hospitalière.

Pour mon premier enfant, je ne me suis pas posé les questions telles que : « où voudrais je accoucher ? », « Comment ? », « Quelles seraient mes préférences si possible ? »
J’ai obéi à tout ce qu on m’a dit de faire ou ne pas faire de mon arrivée à notre sortie, tel que rasage du pubis, monitoring branché des heures avec ce bruit stressant et sans pouvoir bouger. Je suis restée allongée pendant 28h ; j’avais rompu la veille mais ne nécessitait pas une  station allongée (rapport d’une sage-femme de cette maternité). Pendant ces 28h, différentes équipes se sont relayées ; j ai donc eu droit à plusieurs vérifications du col et par différentes personnes (on se sent un peu « violé »). On ne m’a pas demandé mon avis juste « je vais vous examiner. »
Lors de mon accouchement il y avait 8 personnes (1 obstétricien, sage femme et étudiants) : là non plus on ne m’a pas demandé si ça ne me dérangeait pas et pourtant je me suis sentie oppressée  mais je n ai osé rien dire. Je n’arrivais pas à me concentrer sur mon accouchement, mon enfant est sorti avec une ventouse, on ne m’a pas expliqué pourquoi je n’ai pas entendu qu’il était en souffrance, j’ai eu le temps de le voir, de l’embrasser et les sages- femmes l’ont emmené pour la pesée etc. Je l’entendais pleurer mais ne le voyais pas. Pendant ce temps, l’obstétricien et un étudiant resté avec lui m’ont ordonné (oui vraiment) de pousser pour expulser le placenta et m’ont appuyé sur le ventre pour accélérer la chose, ils n’avaient pas le temps d’attendre. Ceci me vaudra 4 mois de métrorragie car deux morceaux de placenta étaient restés à l’intérieur de mon utérus et que le placenta n’a surement pas été vérifié.
J’ai retrouvé mon enfant les yeux couleur Bétadine et habillé. J’ai tout de même retrouvé le sourire.
Les jours qui ont suivi, cette maternité n’ayant que très peu de chambres seules , j’étais donc en double avec une pièce de change pour 4 ; lorsque enfin je pouvais me reposer, l’enfant de ma voisine pleurait ou elle avait de la visite. J’ai refusé les visites de ma famille car trop fatiguée :  je ne pouvais pas me reposer, sans compter les visites pour les soins (prises de tensions etc) et les repas . Ressenti : « on m’a accouché de mon enfant ».

Pour mon deuxième, il a été déclenché à dpa  j+5  par injection, péridurale obligatoire. Ce n était pas la même maternité, ayant déménagé. Pendant l’accouchement, seules une sage femme et une aide soignante étaient présentes, je me suis sentie vraiment plus à l aise. J’avais émis l’hypothèse d’accoucher assise, elles m’ont aidée car pas évident avec la péridurale (trop dosée). J’ai pu attraper mon bébé, personne d’autre n’a posé ses mains sur lui avant moi, mon souhait possible à été respecté et je les en remercie.
Pour les jours d après, cette fois, la chambre était d un lit mais les douches communes plus loin dans le couloir ; il fallait soit que j attende que quelqu’un me rende visite pour aller prendre une douche ou bien une fois j ai du laisser mon bébé tôt le matin avant le déjeuner pour aller me doucher quelques minutes (et je vous jure qu’on est très très rapide dans ces cas) mais quand je suis revenue mon bébé n’était plus dans la chambre ! Je me suis prise d’angoisse et m’en suis énormément voulu ; le personnel l’avait embarqué pour lui faire des examens sans me prévenir.
Pour ce deuxième, j’avais été suivie par une sage femme pmi  et lui avais demandé s’il était possible d’accoucher chez soi. Elle n’était pas contre cette idée mais n’avait pas d’informations sur qui pouvait m’accompagner. J’ai déménagé pendant cette grossesse et ai laissé ce projet de côté.

Pour mon troisième, le projet  d’accoucher à la maison me trottait toujours , mais celui-ci étant le premier de mon mari, je ne voulais pas lui imposer mon choix. J’ai donc fait mon début de suivi de grossesse dans une maternité avec un obstétricien ; j ai été hospitalisée pour fièvre (qui s’avéra être une grippe) pendant 5j car mes prélèvements faits avaient été oubliés dans un frigo ; ils attendaient les résultats d’analyse qui ne venaient pas.
Quand ils ont remarqué à j5 d’hospitalisation leur erreur et refait les prélèvements, je n’avais plus de fièvre mais je bouillais de rester enfermée dans cette chambre et de savoir que j’y étais depuis des jours juste parce qu’ils avaient oublié mes prélèvements ; ma tension montait, je suis sortie contre avis et tout est redevenu à la normale : ma tension a baissé, j’ai pu me reposer, je surveillais ma température et serais retourné chez le médecin au moindre signe.
Pendant ce séjour à l’hôpital, j’ai réfléchi et me suis demandé si je voulais que mon enfant naisse ici… j’ai repensé à mon projet AAD, à mes deux premiers accouchements, à mon environnement, ma santé, mon moral. J’en ai parlé longuement avec mon mari et nous avons pris la décision de chercher une sage femme qui voulait bien nous accompagner dans notre projet pour cette future naissance.

Difficile de trouver une sage-femme accompagnant les accouchements à domicile, il n y en a pas dans notre département ni région ni départements limitrophes. Celle que nous avons eu la chance d avoir est à 1h40 de chez nous. J’ai appelé cette sage-femme, elle m’a posé beaucoup de questions sur notre choix, sur ma santé, mon moral. Nous avons convenu d un premier rendez vous ; entre temps, je lui avais écrit une lettre pour lui réexpliquer comment nous sommes venus à avoir ce projet.

Ce premier rendez vous a chassé les quelques « craintes » que mon mari avait (idées reçues), la sage-femme nous a bien expliqué que ce projet n’est possible que si ma grossesse se déroule normalement , qu’un transfert se fera si le jour J elle sent qu’il y a un souci (inscription en maternité et visites avec un anesthésiste et gynécologue obligatoires ainsi qu’une valise de prête pour la maternité avec quelques affaires pour la maman et le bébé), qu’elle vient avec ce qu il faut pour les premiers secours.
Nous sommes repartis heureux de cette rencontre avec celle qui a fait en sorte que notre rêve se réalise et que notre bébé naisse sereinement avec un papa serein et surtout une maman sereine.

Le jour de l’accouchement, j’ai appelé ma sage-femme le matin pour lui dire que je pensais que  c était pour aujourd’hui, ce soir sûrement. Elle est arrivée à 14h30 avec une étudiante (elle m’avait demandé le matin si ça ne me dérangeait pas et qu’elle allait être très discrète ), elle m’a demandé comment ça allait, m’a observée (des yeux, et non auscultée alors que je n’avais pas de réelles contractions, c’est vraiment appréciable), a écouté les battements de cœur de notre bébé et est repartie avec l’étudiante voir une autre personne en laissant comme consigne à mon mari de noter les contractions et de la rappeler dès qu’elles seront rapprochées.

Elles sont revenues à 18h ; à 18h30, j’ai pu prendre un bain, déambuler dans la maison nue, sans gêne, à mon aise.
Les contractions commençaient à être efficaces , je pouvais me déplacer, me mettre dans la position que je voulais pour soulager ces douleurs de contraction ; ma sage-femme vérifiait les battements de cœur de mon bébé ainsi que ma tension quand elle sentait qu’elle pouvait. Elle m’a demandé si je voulais qu’elle me masse le bas du dos et a arrêté quand je n’en ai plus voulu.
À 19h30, j ai pris mon mari par le cou, la tête dans son torse, à quatre pattes sur notre canapé. J’entends ma sage-femme qui me dit juste « vas y ! Ne te retiens pas, tu vas y arriver ! » et, effectivement, à 19h50, je tenais mon bébé contre moi.
Mon mari n’a pas été spectateur, il a vraiment été un acteur de la naissance de notre enfant. Je contractais pour expulser le placenta ; chose faite, il a été bien vérifié par l’étudiante puis la sage-femme.

On a eu le temps mon mari notre bébé et moi de se regarder, de faire connaissance. Notre sage-femme nous a demandé si elle pouvait l’examiner un peu, ce qu’elle a fait. Pendant qu’elle préparait les papiers (ordonnances, feuilles de soins etc), nous sommes restés tous les trois dans le canapé. Dès que j’ai pu me lever, je suis allée prendre une douche et retourner près de mon bébé et mon mari. 2H après la naissance et une vérification, ma sage-femme est repartie ; elle m’a rappelé les jours suivants (c est une autre sage-femme près de chez nous qui a fait les suites de couche).

Un mois après elle m’appela encore pour savoir comment allaient le bébé et la maman. Ce suivi, cette liaison avec cette sage-femme, on ne peut pas l’avoir à l’hôpital.
Je n’ai eu aucune complication et notre enfant non plus.
Nous sommes juste heureux d’avoir eu la chance de permettre à notre enfant d’avoir eu  une naissance calme et naturelle, et pour moi un accouchement sans stress ainsi que les jours suivants. J’ai pu me laver sans avoir peur de ne pas retrouver mon bébé, et de pouvoir prendre le temps, de manger les bons petits plats que mon mari nous concoctait, de pouvoir sortir respirer l’air extérieur, de pouvoir être tous réunis les 3 enfants et nous,  de me reposer , de profiter de mon bébé, que les grands profitent du dernier.

Ce bébé, c’est moi qui l’ai mis au monde avec le soutien premier de mon mari et la bienveillance de notre sage-femme.

Nous attendons le 4ème pour la fin de l’année, et le même souhait de pouvoir lui donner naissance à la maison.  Si cette sage-femme arrêtait, nous ne pourrions pas donner cette chance à notre enfant d’avoir une naissance sereine et naturelle et moi j’aurais énormément de mal à profiter de cette naissance à cause des angoisses que m’ont procuré les deux accouchements en maternité.

Je veux accoucher et non qu’on m’accouche …